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L’huile de palme menace les terres autochtones de Palawan

Le gouvernement des Philippines prévoit l’extension à grande échelle des plantations de palmiers à huile sur l’île de Palawan, une Réserve de biosphère de l’UNESCO. Les populations autochtones et leur réseau ALDAW luttent pour préserver les terres et forêts dont elles dépendent.
ICRA vient d’envoyer un courrier à l’ambassade des Philippines à Paris et à l’Unesco.
Vous pouvez vous aussi écrire à l’ambassade des Philippines à Paris et à l’Unesco
.
Les Palawan sont environ 40 000 et vivent dans les montagnes intérieures et dans les basses terres. Ils pratiquent la culture itinérante : ils défrichent une petite parcelle de forêt, y cultivent riz de montagne, légumes, fruits et plantes médicinales avant de se déplacer, permettant ainsi à la forêt de se régénérer. Ils chassent le porc sauvage et récoltent du miel sauvage.

Depuis 2006, le gouvernement encourage le développement de l’exploitation minière (nickel et chrome entre autres ressources) sur la terre des peuples indigènes de l’île. Les mines et l’exploitation à ciel ouvert dévastent les montagnes et les forêts, envasent et polluent les rivières et détruisent les sites funéraires et autres lieux spirituels et sacrés des Palawan.

En plus des colons et de la menace minière, le développement de la culture de milliers d’hectares de palmiers à huile et d’agro-carburants a des conséquences désastreuses sur la biodiversité de la région et menace l’autonomie alimentaire des populations autochtones.

L’expansion des plantations de palmiers à huile est une tragédie pour nous. En détruisant nos terres ancestrales et les forêts, celle-ci nous plonge dans la misère raconte Artiso Mandawa du réseau autochtone ALDAW à Palawan.


Les plantations de palmiers à huile s’étendent déjà sur 50000 hectares aux Philippines.
Selon le Plan national de développement, qui a pour objectifs de réduire les importations d’huiles alimentaires et d’éradiquer la pauvreté, 304000 hectares de terres supplémentaires sont susceptibles d’être converties en plantations.
Aux yeux des décideurs politiques, ces terres sont “incultes” ou “sous-exploitées”.

Ce que le projet du gouvernement oublie de mentionner, c’est que ces terres “incultes” appartiennent aux populations autochtones.

Quand ils prennent nos terres, laissent nos familles mourir de faim et violent nos droits, nous n’avons d’autre choix que de lutter” explique Rubenson Batuto, un représentant du peuple Higaonon. “Nous avons un droit sur nos terres en tant que peuple autochtone même si celui-ci nous est dénié jusqu’à ce jour.



Grâce à leur mode de vie, les peuples indigènes ont su préserver la biodiversité unique de leurs terres ancestrales. Les forêts pluviales et mangroves abritent 49 espèces animales et 56 espèces végétales menacées d’extinction comme le crocodile des Philippines. En 1990, l’UNESCO a classé l’intégralité de l‘île de Palawan comme réserve de biosphère.



ICRA a demandé aux autorités philippines d’abandonner les plans d’extension des plantations de palmiers à huile et de garantir les droits des populations autochtones. Nous avons également informé l’Unesco des menaces pesant sur la Réserve de Biosphère de Palawan.
Vous pouvez vous aussi écrire à l’ambassade des Philippines à Paris et à l’Unesco
.

1. Ouvrez un nouveau message dans votre boîte de courrier électronique
2. Copiez les adresses ci-contre et collez-les dans le message comme destinataire :
ambaphilparis@wanadoo.fr (Ambassade des Philippines)
i.bokova@unesco.org (Mme Bokova, Directrice de l’Unesco)
3. Copiez les messages ci-dessous (le premier à adresser à l’ambassade des Philippines, le second à la directrice de l’Unesco) et collez les dans vos messages.
4. Ajoutez un sujet/titre
5. Remplissez vos coordonnées et envoyez le message !

Exemple de courriel à l’ambassade des Philippines:

Monsieur l’Ambassadeur,

Je souhaite vous faire part de ma plus vive inquiétude concernant les plans d'expansion des plantations de palmier à huile aux Philippines, en particulier à Palawan.

Les monocultures industrielles ne contribuent pas à la prospérité des populations autochtones. Au contraire, elles anéantissent les moyens de subsistance de celles-ci. Elles détruisent aussi la biodiversité unique de la Réserve de biosphère de l'UNESCO que constitue l’île de Palawan.

En conséquence, je vous demande :
- le respect des droits humains et fonciers des populations autochtones et des paysans de Palawan,
- la restitution aux paysans et aux populations autochtones des terres accaparées pour les plantations de palmiers à huile,
- la suspension de tous les permis de déboisement et de conversion (Environmental Clear Certificates) délivrés par le Département de l'environnement et des ressources naturelles pour des projets de plantations de palmier à huile,
- l’arrachage de tous les palmiers à huile plantés dans les forêts défrichées illégalement et le reboisement de ces zones avec des espèces endémiques,

Je demande au gouvernement philippin de favoriser la sécurité alimentaire des populations locales et d'abandonner les programmes concernant les agrocarburants et l'huile de palme.
Salutations cordiales.

Nom et adresse


Exemple de courriel à la directrice de l’Unesco:

Madame La Directrice,

Je souhaite vous faire part de ma plus vive inquiétude concernant les plans d'expansion des plantations de palmiers à huile sur l’île de Palawan aux Philippines.

Les monocultures industrielles ne contribuent pas à la prospérité des populations locales. Au contraire, elles anéantissent les moyens de subsistance de celles-ci. Elles détruisent aussi la biodiversité unique de la Réserve de biosphère de l'UNESCO que constitue l’île de Palawan depuis 1990.

J’ai écrit aux autorités des Philippines pour demander :
- le respect des droits humains et fonciers des populations autochtones et des paysans de Palawan,
- le respect de la Réserve de biosphère de l'UNESCO que constitue l’île de Palawan depuis 1990.
- la restitution aux paysans et aux populations autochtones des terres accaparées pour les plantations de palmiers à huile,
- la suspension de tous les permis de déboisement et de conversion (Environmental Clear Certificates) délivrés par le Département de l'environnement et des ressources naturelles pour des projets de plantations de palmiers à huile,

Je vous demande de faire également pression sur le gouvernement philippin afin que celui-ci respecte les droits des populations locales aux modes de vie respectueux de l’environnement et la Réserve de biosphère de l’Unesco de l’île de Palawan.
Salutations cordiales.

Nom et adresse