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Actions urgentesSauvons les Jarawa des Îles Andaman
Les jours des 270 derniers représentants du peuple Jarawa (chasseurs-cueilleurs des Îles Andaman - Inde) sont comptés. La route qui longe leur territoire et qui devrait être fermée depuis 2002 sur décision de la cour suprême indienne est en cours d’élargissement favorisant ainsi l’envahissement de leur territoire par des colons et des braconniers qui surexploitent les ressources de leur territoire et les exposent à des épidémies. Agissez en envoyant un courrier de protestation.
Déjà 201 personnes ont envoyé un courrier à leurs embassades par notre intermédiaire, 2728 grâce à Cyber@cteurs. Soit 2928 envois
Téléchargez la pétition papier Envoyez un courrier de protestation à vos Ambassades respectivesEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez également envoyer un courrier de protestation à l'ambassade d'Inde dans votre pays. Cliquez sur le lien correpondant à votre pays, ajoutez vos coordonnées dans le courrier, signez à la fin de celui-ci et changez si possible le sujet : Ou…Envoyez directement le courrier via la pétition en ligne de Cyber@cteurs Si le lien ne fonctionne sur votre ordinateur1. Ouvrez un nouveau message dans votre boîte de courrier électronique 2. Copiez les adresses ci-contre et collez-les dans le message comme destinataires : ambassador2@wanadoo.fr,bau@icrainternational.org pour l'ambassade d'Inde en France ambassador@indembassy.be,bau@icrainternational.org pour l'ambassade d'Inde en Belgique india@spectraweb.ch,bau@icrainternational.org pour l'ambassade d'Inde en Suisse 3. Copiez le message entre #### ci-dessous et collez le dans votre nouveau message. 4. Ajoutez un sujet/titre 5. Remplissez vos coordonnées, signez et envoyez le message !
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Nous tenons à vous informer de notre vive inquiétude quant à la situation actuelle du peuple Jarawa.
Les jours des 270 derniers représentants du peuple Jarawa (chasseurs-cueilleurs des Iles Andaman) sont comptés. La route qui longe leur territoire et qui devrait être fermée depuis 2002 sur décision de la cour suprême indienne est en cours d’élargissement favorisant ainsi l’envahissement de leur territoire par des colons et des braconniers qui surexploitent les ressources de leur territoire et les exposent à des épidémies. Par le passé, l’Inde a pris certains engagements en faveur des Jarawa, mais ceux-ci n’ont jamais été respectés par les autorités locales. Aujourd’hui, il est temps pour l’Inde de respecter le droit des Jarawa de vivre libre et en sécurité sur leur territoire. Nous demandons donc aux plus hautes autorités indiennes :
• de faire cesser toute violence à l’encontre du peuple Jarawa, Espérant que votre gouvernement prendra en considération notre lettre, nous vous prions d’agréer, votre Excellence, nos respectueuses salutations. #### Suivi de la campagneCette action s'inscrit dans une vaste campagne internationale de soutien au peuple Jarawa.
Concernant les promesses de campagne de vaccination des Jarawa par les Services Médicaux des Îles Andaman, plusieurs personnes ont exprimé leur désaccord sur certaines affirmations contenue dans les textes de notre campagne dont notamment : « Cela ne se serait probablement pas produit si la Direction des Services Médicaux des Iles Andaman (DSM) avait fait ce qu’elle s’était publiquement engagée à faire à l’issue de la précédente épidémie, à savoir : organiser pour les Jarawa des campagnes régulières de vaccination contre des infections qui sont mortelles pour eux puisqu’ils ne sont pas immunisés. En 1999, plus d’une centaine de Jarawa, (un tiers d’entre eux) avait été touchée par l’épidémie. » ICRA International tient à préciser qu’il n’est nullement dans son intention de faire la promotion de la vaccination en tant que tel. Cependant, la population Jarawa se trouve actuellement dans une crise humanitaire grave. La rougeole est une maladie qui a exterminé complètement de nombreux peuples autochtones non immunisés dont les plus connus sont de nombreux peuples amérindiens d’Amérique du Sud lors de la conquête européenne. Dans l’état actuel, c’est la santé et l’avenir de centaines de Jarawa qui est en jeu, les enfants nés depuis 1999 étant les premier touchés. Pour rappel, la population Jarawa tourne autour de trois cents individus. Lors de l’épidémie de 1999, une centaine d’individus ont été touchés par la rougeole. Dans l’absence d’autre moyen efficace de prévention, la vaccination nous semble la meilleure manière de sauvegarder l’intégrité physique du peuple Jarawa. Des informations complémentaires sur la rougeole sont disponibles sur les sites de l’Organisation Mondiale de la Santé et de Médecin Sans Frontières ContexteUne situation critique
La situation des Jarawa, chasseurs-cueilleurs des îles Andaman - Inde - est aujourd’hui critique. Ces dernières années, nous avions espéré, notamment au vu de décisions des autorités indiennes favorables aux Jarawa, que leur situation irait en s’améliorant. Il n’en est rien. Les Jarawa vivent dans la partie ouest des Îles de Grande et Middle Andaman dans l’océan indien. Ils nomadisent par groupe de quelques dizaines d’individus et trouvent leur subsistance en chassant en forêt, en pêchant le long des côtes à l’arc et en ramassant des tubercules, coquillages et autres baies sauvages. En 1991, le gouvernement indien décide de sédentariser les 270 membres du peuple Jarawa dans des villages construits pour eux alors que les conséquences de ce changement de mode de vie sont connues de tous : propagation de nouvelles maladies qui se sont révélées fatales pour bien des peuples indigènes, acculturation, destruction des liens sociaux traditionnels, dépendance, etc. Devant le peu de réussite de son plan, le gouvernement fait marche arrière. Cependant, la pression accrue des colons et l’augmentation du trafic sur la route qui longe le territoire Jarawa fait craindre le pire pour les Jarawa. Front pionnier et épidémies Sous la pression d’organisations de défense des Jarawa, la cour suprême indienne annonce en 2002 la fermeture de cette route… mais les autorités locales ne tiennent pas compte de cette décision et jusqu’à aujourd’hui, cette route est toujours ouverte, permettant ainsi au front pionnier de progresser à l’intérieur de la réserve, aux braconniers de chasser en territoire Jarawa et exposant les derniers Jarawa à de graves épidémies.
Ces dernières années, leur forêt est devenue la proie de braconniers toujours plus nombreux, certains d’entre eux offrant de la nourriture ou de l’alcool aux Jarawa en échange d’un “droit de braconnage”.
Des campements permanents de braconniers ont été observés à l’intérieur de la réserve, alors que la loi rend la prison obligatoire pour tout individu surpris à braconner au sein du territoire Jarawa.
En mai 2006, une nouvelle épidémie de rougeole a touché les Jarawa. Les autorités ont comme d’habitude tout d’abord démenti, puis, après l’hospitalisation de plusieurs enfants Jarawa affectés par des infections (pneumonies, infections ophtalmologiques) liées à la rougeole, ont fini par confirmer cette nouvelle épidémie. Ce sont notamment les enfants nés après la précédente épidémie de 1999 qui ont été touchés. Par ailleurs, la principale route longeant le territoire Jarawa vient d’être récemment élargie, facilitant ainsi l’exploitation des ressources forestières des Jarawa. Un nombre toujours croissant de colons pénêtre la réserve, exploitant sans retenue les dernières ressources végétales et animales dans un climat de violence. Quel avenir... Ces faits montrent que les autorités indiennes veulent désormais en finir avec les Jarawa qui représentent un frein au “développement” de l’île afin de laisser les compagnies forestières, les entreprises de bâtiments et les tour opérator (qui veulent profiter des récifs de coraux et de plages magnifiques et sauvages), étancher leur soif de profit. Les Jarawa habitent dans le dernier carré de forêt tropicale des Iles Andaman. Les Jarawa disparus, les forêts et les récifs coralliens seront immédiatement à la merci des colons et autres investisseurs. Les Jarawa disparus, c’est aussi d’une ethnie unique, d’une famille humaine, de l’un de ces derniers peuples de chasseurs-cueilleurs, d’une langue que l’humanité, une fois de plus, se rendra irrémédiablement et à jamais orpheline. Cela fait des années, qu’au côté des associations indiennes et andamanaises sensibilisées à la cause des derniers négritos d’Asie, nous essayons d’attirer l’attention sur ces problèmes en suivant la négociation directe. Quelques décisions judiciaires ont été favorables aux Jarawa et permis un peu d’optimisme quant au faible espoir de leur survie face aux agressions dont ils sont désormais continuellement victimes depuis leur récente pacification, mais elles n’ont pas été appliquées. Nos associations ont poussé la porte de conférences publiques, ont signé des pétitions pour se faire entendre. À chaque fois nous recevions l’assurance - en toute bonne foi apparemment - que le nécessaire serait fait. Aujourd’hui, c’est un génocide qui a lieu dans les îles Andaman : la nation Jarawa agonise en ce moment même sous nos propres yeux, et sous ceux du monde entier. |
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