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Actions urgentes

Mexique : Soutien à la Commune Autonome de San Juan Copala

San Juan Copala (Oaxaca) est encerclée depuis plus de six mois par des paramilitaires armés de l'organisation UBISORT, en lien avec le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI). Les chemins sont bloqués, les habitants ne peuvent ni entrer ni sortir et se retrouvent sans électricité, sans accès à l'eau potable, aux soins et les écoles sont fermées. A cela s'ajoutent les tirs quotidiens des paramilitaires, de jour comme de nuit qui ont causé la mort de 21 personnes en cinq mois à peine.
ICRA a signé la pétition de soutien en ligne de Solidarité et Action pour les Peuples du Mexique.
Vous pouvez vous aussi soutenir la Commune Autonnome de San Juan Copala
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Le 27 avril dernier, une première caravane a tenté de rompre le blocus frappant la communauté. A quelques kilomètres de San Juan Copala, la caravane a été mitraillée par l'organisation UBISORT, provoquant la mort de Bety Carino et de l'observateur international d'origine finlandaise, Jyri Jaakkola. En réponse à ces faits, dans différents endroits du Mexique et du monde, des actions et des manifestations ont eu lieu pour exiger que la lumière soit faite sur ces assassinats. Le gouvernement mexicain a éludé la question et le gouvernement de l'état de Oaxaca a fait preuve de cynisme face à l'urgence humanitaire.

Le 08 juin à 10h30 une seconde caravane humanitaire nommée “Bety Cariño y Jyri Jaakkola” est partie avec objectif de rompre le blocus paramilitaire et médiatique en emportant plusieurs tonnes de vivres et de médicaments. Cette caravane était composée de 150 personnes (43 organisations sociales et de défense des droits humains, des médias libres et des médias nationaux) réparties dans 8 autobus.

La caravane s'est vu bloquer le chemin aux abords de San Juan Copala, mettant ainsi en évidence les liens entre le gouvernement de l'état de Oaxaca d'Ulises Ruiz et les organisations criminelles, qui a préféré arrêter la caravane plutôt que démanteler un groupe paramilitaire en laissant la responsabilité de ce qui arriverait aux membres de cette caravane. Une fois de plus, la société civile solidaire se voit interdire d'apporter son soutien à un peuple qui cherche à forger son propre destin. L'Etat de Droit dont se targue le gouvernement fédéral de Felipe Calderón dans des rencontres internationales est réduit à néant.

C'est cette même attitude de l'Etat mexicain qui prévaut sur tout le territoire du pays, où une stratégie, militaire, paramilitaire, et psychologique réprime les luttes populaires pour la survie et la vie. Ces derniers jours, la répression et le silence du gouvernement se sont accentués lors des manifestations et grèves de la faim des travailleurs du Syndicat Mexicain des Électriciens, de l'expulsion des mineurs de Cananea (Sonora) et des familles de mineurs à Pasta de Conchos (Coahuila), des manoeuvres de division du mouvement des Pères de la crèche ABC (Sonora), du harcèlement des communautés et des bases d'appui zapatistes (Chiapas) grâce à un blocus médiatique généralisé au sein même du pays et en dehors.

Face à cette situation d'urgence sur le territoire Mexicain, nous convoquons les peuples, les organisations, les individus du monde, à exprimer et à faire vivre leur solidarité devant les ambassades et consulat dans leur lieux d'origine.
Nous demandons : le retrait des paramilitaires de la région Triqui et de tout le Mexique, le respect à l'autodétermination du peuple Triqui et des peuples indigènes sur le territoire mexicain, la vérité sur les assassinats de Bety Cariño, Jyri Jaakkola, Timoteo Alejandro Ramírez et Cleriberta Castro, l'arrêt du harcèlement et de la répression du mouvement social mexicain.

Vous pouvez vous aussi soutenir la Commune Autonnome de San Juan Copala en signant la pétition
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