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Actions urgentes

Pérou : des communautés du nord du pays refusent un projet minier

Il y a trois ans, des milliers de paysans du nord du Pérou ont repoussé par référendum local le projet minier ‘Rio Blanco’ pour protéger les vastes étendues de forêts humides, de páramos et de vallées fertiles.
A l’heure actuelle, ils militent toujours pour la préservation de leur agriculture biologique.
Les communautés et les mouvements sociaux des quatre provinces (Jáen, San Ignacio, Ayabaca, Huancabamba) revendiquent des zones interdites à l’activité minière (‘no-go zones for mining’).
Vous pouvez participer à la campagne de soutien.
Les quatre provinces se situent dans une région de grande biodiversité qui est d’une importance vitale. Les forêts humides et les páramos sont des écosystèmes essentiels pour la gestion des eaux de la région de Piura et du bassin de l’Amazone.

Dans les quatre provinces un nouveau modèle de développement a été introduit par les communautés respectant la culture et l’identité. Ce modèle s’inspire de l’idée que la culture, l’identité et le développement sont indivisibles. Le nouveau concept reconnaît qu’il faut respecter les droits humains, la biodiversité, les valeurs et les connaissances des communautés locales afin de pouvoir réaliser un développement durable et permanent sur les plans écologique, social, culturel et économique.

Ce modèle de vie est menacé par le projet “Rio Blanco”, un plan de l’entreprise “Monterrico Metals” pour l’extraction du cuivre. Il y a peu de temps, cette entreprise minière anglaise a été rachetée par la firme chinoise “Zijin”. L’Etat a approuvé le projet Río Blanco contre l'avis de la population et a déjà validé des demandes de concession minière sur 25% du territoire des quatre provinces. Le district minier pourraient ainsi s’étendre.

Les habitants refusent toute activité minière sur leur territoire. Les résultats du référendum du 16 septembre 2007 dans les districts de Ayabaca, de Pacaipampa et de Carmen de la Frontera en témoignent.

La présence de l’entreprise minière a déjà provoqué de nombreuses violations des droits de l’homme. A ce jour, 7 personnes ont trouvé la mort, 28 ont été torturées et 30 autres ont été accusées de terrorisme.

Les habitants de ces zones se sont rassemblés dans un Front pour le Développement durable de la frontière nord du Pérou (FDSFNP) afin de défendre leurs économie locale, l’environnement et leurs droits fondamentaux.

Red Muqui et CATAPA lancent respectivement au niveau national et international une campagne en collaboration avec le Front pour créer des “no-go zones” et soutiennent ainsi la revendication des mouvements sociaux et des communautés de Jáen, de San Ignacio, de Ayabaca et de Huancabamba.

ICRA soutien leur action et vous propose de signer la pétition lancée par Catapa
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