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Actions urgentes

Soutien aux Jummas du Bangladesh

Depuis l'indépendance du Bangladesh en 1971, les populations indigènes Jummas des Chittagong hill tracts sont victimes de nombreuses exactions de la part des Bengalis qui viennent coloniser leur terre, soutenus par l'armée et le gouvernement : spoliation des terres, discriminations, violences, viols ou encore assassinats font partie de leur quotidien.
ICRA et International Jumma Voice lancent une campagne de soutien aux peuples Jummas.
Les peuples Jummas vivent aujourd’hui pour l’essentiel dans la région des Chittagong Hill Tracts. Il s’agit d’une région de collines, la seule du Bangladesh (1230 mètres au Kèodradong). Ces collines allongées en ride orientées Nord-ouest Sud-est laissent place à des plaines en couloir qui autorisent la pratique de la riziculture. Elles ont longtemps été couvertes de forêts, riches en faune et en flore.
Les jummas y pratiquaient et y pratiquent toujours des cultures itinérantes sur brûlis (jum), ce qui leur doit cette appellation de Jummas. Cette dénomination regroupe onze groupes ethniques : Chakma, Marma, Tripura, Tanchangya, Murung, Chak, Lushai, Khumi, Khyang, Bawm, Pankhua.

Le gouvernement du Bangladesh a longtemps considéré la région des Chittagong Hill Tracts comme une terre vierge où il pouvait installer les Bengalis pauvres, peu éduqués, sans terre et sans aucune considération pour les Jummas, qui en sont pourtant les habitants d’origine.
Durant les 50 dernières années, les Jummas, qui étaient pratiquement les seuls habitants des Hill Tracts, sont devenus minoritaires, démographiquement dépassés par les colons bengalis. Tout en ayant été chassés par ces derniers auxquels on attribue les meilleures terres, ils ont longtemps été confrontés à une violente répression de l’armée
.

Depuis l’indépendance, obtenue en 1971, les Jummas ont été victimes d’assassinats, de tortures, de viols et ont vu leurs villages et leurs temples incendiés au cours d’une campagne génocidaire. Tout cela en toute impunité.
Un parti politique jumma, le Jana Samhati Samiti, qui comporte une branche militaire les Shanti Bahinis, fut formé en réponse à ces attaques. Le conflit a duré une vingtaine d’années et aurait fait, d’après Amnesty International, 8500 victimes parmi les forces de sécurité bangladaise et les combattants chakmas, et 2 500 morts dans la population civile.

En 1997, les Jummas signaient avec le gouvernement un accord de paix qui mit fin à certaines des pires atrocités commises à leur encontre. Cependant, bien que la situation se soit quelque peu améliorée, les Jummas continuent de subir des violences et la spoliation de leur terre. 14 ans après, le traité de paix n’est pas respecté, les incendies des villages, les viols des femmes et les meurtres se sont intensifiés. Les jummas vivent résignés et avec une peur permanente, sans aucun soutien.

ICRA vient d'envoyer un mail à l'Ambassade du Bangladesh en France afin de dénoncer la situation des peuples jummas.
Vous pouvez vous aussi aider les Jumma des CHT en envoyant un mail à l'Ambassade du Bangladesh
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2. Copiez l'adresse ci-contre et collez-la dans le message comme destinataire :
bangembpar@yahoo.com
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####

Excellence,
Bien que l'Accord de paix des Chittagong Hill tracts ait été signé depuis maintenant 13 ans, il n'a pas été mis en application et les violations de droits de l'homme ont considérablement augmenté.
L'appropriation illicite de terres et les violentes attaques contre les indigènes jummas par des colons bengalis se sont accélérés avec l'appui tacite de l'armée.
Les forces de sécurité ont continué de fausses arrestations, ont continué les tortures et les exécutions sommaires des populations autochtones, ont continué la persécution religieuse, y compris la destruction ou la profanation de temples. De nombreuses filles autochtones et des femmes sont violées en toute impunité.

Préoccupé par ces exactions commises à l'encontre des populations autochtones JUMMAS des CHITTAGONG HILL par les colons bengalis et l'armée, je vous demande instamment :

• de mettre fin à toutes les formes de discriminations contre les Jummas dans leur vie quotidienne et professionnelle,
• d’assurer la sécurité des Jummas dans les CHT contre les viols des femmes Jummas et autres exactions commises à leur encontre, notamment de la part des militaires,
• de reconnaitre les Jummas en tant que populations indigènes, différents de la nation Bengalie,
• de déférer les responsables présumés des violences devant la justice, d’indemniser les victimes et survivants des attaques, de réinstaller les personnes qui ont perdu leur logement et leurs biens, de libérer les Jummas arrêtés sur de fausses charges,
• de suspendre provisoirement les envois des troupes du Bangladesh dans les missions de paix de l’ONU, ces militaires étant les principaux responsables des violences commises contre les Jummas,
• de mettre en œuvre sans délai l’Accord de Paix des CHT de 1997, notamment : la restitution des terres aux autochtones et la réinstallation des colons bengalis hors des CHT, conformément à la délibération de la Commission territoriale, et le retrait des camps militaires.
Salutations.
Nom, Prénom et adresse
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Vous pouvez également imprimer et nous renvoyer la version papier de cette pétition.

Ce trimestre, le thema de notre revue Ikewan est consacré aux peuples jummas du Bangladesh.