Touareg - infirmerie nomade (Mali)

Les terribles sécheresses de 1973 et 1984 ont considérablement bouleversé le mode de vie des éleveurs sahéliens. Puis, entre 1990 et 1995, la révolte des Touaregs et la sévère répression militaire ont encore aggravé la situation de milliers de familles qui ont tout perdu sur les pistes de l’exil.

Akassa intervient auprès des populations touarègues de la région de Ménaka - dans le Nord-Est du Mali - participe à l’organisa- tion d’une structure sanitaire mobile.

Objectifs

Aller à la rencontre des éleveurs touaregs et de leurs familles dispersées sur de vastes zones afin de leur fournir un service médical correct.

Notre ami, l’infirmier-major Zouda ag Kana, est responsable de l’unité médicale mobile et les missions à dos de chameaux se succèdent depuis 2001. Un aide-soignant et une matrone assistent l’infirmier. Les habitants de cette zone excentrée sont pleinement satisfaits, le gouvernement malien - en la personne de la ministre de la santé en visite sur le terrain - reconnaît la valeur et l’efficacité du projet et d’autres arrondissements espèrent profiter d’une structure identique...

Partenaires

Le conseil régional de Lorraine (Ircodel), l’organisation des Chants marins de Paimpol, l’association Tadhelt, le club UNESCO de Nancy, les ventes d’artisanats et de cartes postales, les dons généreux de nos membres et amis.

Réalisations récentes

Depuis le début des années 2020, Zouda poursuit tant bien que mal et vaillamment ses missions, en particulier dans l’Azawad - zone d’élevage nomade - où des vagues de rougeoles et de varicelles sont signalées. La situation reste très compliquée et chaotique dans le nord du Mali : “Le Mali n’a plus de Nord” nous dit Zouda... Les heurts interethniques, les vols de bétail... l’insécurité est totale.

Ces dernières années, la situation sécuritaire reste un souci majeur avec des routes peu sûres, des accrochages fréquents entre groupes djihadistes (EIGS et AQMI/GSIM), mouvements indépendantistes touaregs et forces armées maliennes appuyées par des supplétifs russes. La saison des pluies 2024 était excellente, mais les troupeaux ont été décimés par la guerre et les aléas climatiques. En 2025, la chaleur excessive est de retour avec un surcoût récurent des denrées alimentaires, la famine guette nombre de familles. En juillet- août des pluies ravivent l’espoir mais augmentent les cas de paludisme.

Zouda - malgré sa santé défaillante - a à cœur de poursuivre son aide médical à son entourage. Sachant que bien des nomades réfugiés en périphérie de Ménaka comptent sur ses services, son soutien ; Zouda est parfois le seul contact de référence pour ces éleveurs qu’il visitait régulièrement lors des tournées de l’infirmerie ambulante.