ICRA vous informe...
mailing-list
Inscrivez-vous à nos mailing-list! et recevez toutes nos informations sur les peuples autochtones.

Actions urgentes

Costa Rica : un barrage menace le peuple Teribe

Le Costa Rica est en train de prévoir la construction du plus grand barrage hydroélectrique d'Amérique centrale. Le projet, nommé El Diquis, prévoit la submersion de 7000 hectares de terres. Un tiers de cette zone est une forêt vierge, habitée et gérée par le peuple Teribe. Leur réserve risque d'être engloutie.
Aidez les Teribe à conserver leur forêt tropicale intacte.
La centrale hydroélectrique El Diquis doit produire 680 mégawatts d'électricité, dont 90% prévus pour l'exportation. Le lac de barrage nécessite la destruction de plus de 2.200 hectares de forêt tropicale. Cette forêt, dans la vallée de Térraba, est la réserve protégée des Teribes, un groupe indigène de 750 personnes. Ces derniers résident depuis des siècles dans une zone qui jadis couvrait 9000 hectares. Il ne leur reste à ce jour que seulement 10% de cette surface suite à une vague de colonisation illégale. Le gouvernement du Costa Rica a laissé les non-autochtones s'approprier leurs terres.

Ces derniers jours, James Anaya, rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits humains et libertés fondamentales des peuples autochtones, s'est rendu dans la vallée de Térraba pour se faire une idée de la situation. Suite à ses entretiens avec les représentants de la communauté Teribe d'une part et de la société publique ICE (Instituto Costarricense de Electricidad), il a été décidé d'arrêter temporairement le chantier, la réserve indigène ayant déjà perdu 20 hectares.

Nous avons un droit de regard sur les projets mis en oeuvre sur notre territoire”, déclare Manuel Villanueva, représentant de l'association ASSODINT (l'Association pour la défense des droits des Teribe). “Nous avons nos propres idées sur le développement et la façon dont notre environnement peut être protégé.” La minorité indigène est systématiquement désavantagée par le gouvernement costaricain.

Le pays a ratifié en 1993 la convention 169 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) s'engageant à donner accès aux indigènes à toutes les informations disponibles concernant les conséquences sociales et environnementales des projets économiques sur leur territoire. Le gouvernement du Costa Rica a cependant ignoré cet engagement envers le peuple Teribe. Il ne s'agit pas seulement de la négation du droit à s'auto-administrer de manière autonome mais aussi du grave danger de voir disparaitre les moyens de subsistance et l'identité culturelle des indigènes.

Le peuple Teribe vit depuis des siècles dans et de la forêt, la gérant de manière durable, la considérant comme son centre spirituel. En submergeant la forêt tropicale, le barrage détruirait non seulement de nombreuses espèces végétales et animales mais aussi 300 sites archéologiques du patrimoine culturel Teribe.

ICRA vient d'envoyer un mail au Ministre de l'Energie du Costa Rica et à l'Ambassade du Costa Rica en France.
Vous pouvez vous aussi aider les Teribes à conserver leur forêt tropicale intacte en envoyant un mail au Ministre de l'Energie du Costa Rica
.

1. Ouvrez un nouveau message dans votre boîte de courrier électronique
2. Copiez l?adresse ci-contre et collez-la dans le message comme destinataire :
ministrominae@minae.go.cr
3. Copiez le message entre #### ci-dessous et collez le dans votre nouveau message.
4. Ajoutez un sujet/titre
5. Remplissez vos coordonnées et envoyez le message !

####
Estimado Sr. Ministro de la Torre,
con gran preocupación he podido saber, que en el Valle de Térraba al sur de Costa Rica, existe un plan para la construcción de la represa hidroéléctrica El Diquis, sin que los grupos indígenas que van a ser afectados hayan sido previamente consultados. Aunque el estado de Costa Rica se ha comprometido a asegurar los derechos de los Teribe a un territorio de 9000 hectáreas, permitió que el 90 de estas tierras fueran ilegalmente ocupadas, mientras los Teribe fueron confinados en tan sólo 700 hectáreas de tierras. Este último refugio se ve amenazado ahora por el proyecto hidroeléctrico El Diquis.
Tras la visita del Relator de las Naciones Unidas para los Pueblos indígenas, Sr. James Anaya, el Instituto Costarricense de Electricidad ICE comunicó que detendrá temporalmente el proyecto hidroeléctrico El Diquís.
En consonancia con esta decisión, le pido que respeten la autonomía de los pueblos indígenas de Costa Rica y que se comprometan especialmente con los Teribe, amenazados por el proyecto El Diquís.
Por favor, aseguren el derecho a los Teribe de expresar su consentimiento, libre, previo e informado antes de cualquier nuevo plan de continuar con el Proyecto El Diquis. Para ello deben contar con la información completa y verdadera sobre los impactos y consecuencias del proyecto que debe ser puesta a su inmediata disposición. El proyecto deberá ser además consultado con los afectados. Para ello, el gobierno debe garantizar en primer lugar, que la empresa ICE cumpla con la promesa de abandonar la reserva y retirar toda su maquinaria.
Y finalmente, el gobierno costarricense debe sacar adelante el proyecto de ley para la autonomía de los pueblos indígenas y la protección de su hábitat natural. Esto ha sido retrasado por más de 17 años.
Atentamente,

Nom et adresse :
####

Suivi de Campagne

Costa Rica: le projet “El Diquis” interrompu La mise en suspend du projet El Diquis par le gouvernement du Costa Rica est un grand succès pour les Indiens Teribe. Leur territoire était menacé par cet immense projet de barrage.
En Avril, ICRA avait écrit aux autorités du Costa Rica pour demander l'arrêt du projet.

Le projet El Diquis prévoyait la submersion de 7000 hectares de terres. Un tiers de cette zone est une forêt vierge, habitée et gérée par le peuple Teribe.

Les Teribe, n'ayant pas été consulté concernant ce dernier, ont sollicité une aide internationale. Ils se sont notamment plaints auprès de James Anaya, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit des Peuples Autochtones.
Sur ordre des autorités, les travailleurs de l’entreprise d’exploitation ICE ont ainsi cessé leurs travaux et quitté les terres forestières tropicales, comme l’avaient revendiqué les indiens. Le gouvernement veut à présent établir un dialogue avec les Teribe afin de chercher conjointement une solution.

Ces démarches sont soutenues par le Rapporteur Spécial des Nations Unies, M. Anaya, qui a rendu visite aux Teribe fin avril.
M. Anaya y confirme que “le droit international acquis des Teribe, à la consultation et à l’entière information au sujet du projet de barrage El Diquis, n’a pas été respecté”. En outre, il atteste du droit des Teribe à être consultés, étant donné que “l’inondation par le lac de barrage projeté touche au moins 10 pour cent de la réserve protégée des Teribe, et que d’autres impacts négatifs surviennent par la présence des milliers de travailleurs participant à la construction”.

De plus, M. Anaya recommande vivement que la consultation entre les Teribe et l’entreprise ICE soit accompagnée d’une commission internationale, “afin de neutraliser le déséquilibre des forces entre les parties négociantes”
Le rapport conclut avec la demande, adressée à l'ICE et à l’Etat du Costa Rica, que les “décisions définitives concernant la construction du barrage dépendent du résultat des consultations avec les Teribe”.